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Pourquoi changer de logiciels

Adobe, Microsoft 365, Google Workspace, Dropbox… Ces outils sont pratiques, mais ils ont un coût qui ne se voit pas toujours sur la facture. Cette section rassemble ce qui se fait de mieux pour en sortir, catégorie par catégorie, sans dogmatisme : l’objectif est d’avoir des outils qu’on contrôle, pas de tout jeter du jour au lendemain.

  • Les données ne vous appartiennent plus vraiment. Une entreprise américaine reste soumise au Cloud Act (2018), qui permet aux autorités des États-Unis d’exiger des données, même stockées en Europe.
  • L’abonnement à vie. Creative Cloud ou Microsoft 365 se louent : le jour où l’on arrête de payer, on perd l’accès aux outils, parfois aux fichiers.
  • Les formats fermés. Un .psd, un .indd ou certaines fonctions d’un .docx ne s’ouvrent correctement qu’avec le logiciel de l’éditeur : c’est ce qui rend le départ difficile.
  • Le pistage. Télémétrie, publicité ciblée, entraînement d’IA sur les contenus : le modèle économique repose souvent sur l’exploitation des usages.
  • La dépendance. Les prix, les conditions et les fonctionnalités changent sans qu’on ait son mot à dire.

Chaque outil proposé dans cette section coche au moins un de ces critères, idéalement plusieurs :

Critère Ce que ça apporte
Logiciel libre (open source) Code lisible et vérifiable, pas de verrou, la communauté peut le reprendre si l’éditeur disparaît
Français ou européen Soumis au RGPD et au droit européen, pas au Cloud Act
Auto-hébergeable Les données restent sur votre serveur, sans compte chez un tiers
Formats ouverts ODF, PDF, SVG, PNG, Markdown… lisibles par n’importe quel logiciel, aujourd’hui comme dans 20 ans
Traitement local Le fichier ne quitte pas votre machine (par exemple les outils PDF qui tournent dans le navigateur)
  1. Commencer par un usage, pas par tout. Le navigateur et le gestionnaire de mots de passe d’abord, ce sont les gains les plus rapides.
  2. Garder l’ancien outil en parallèle quelques semaines, le temps de prendre ses marques.
  3. Exporter ses données dans des formats ouverts avant de résilier : PDF, ODF, CSV, ICS (agenda), VCF (contacts), MBOX (mails).
  4. Accepter quelques différences. GIMP n’est pas Photoshop et LibreOffice n’est pas Word : ils font très bien l’essentiel, autrement.
  5. Soutenir les projets qu’on adopte : un don, un rapport de bug ou une traduction comptent.